Excès de vitesse : Des voitures radars privées pour vous flasher !

 

Testées depuis avril 2018 sur les routes de Normandie. Les voitures radars vont être déployées plus largement dans l’hexagone à partir de début 2020. Leurs missions : Traquer les excès de vitesse.

Mais qui conduit ces voitures ?

Afin de libérer du temps pour les forces de l’ordre, l’Etat a décidé de lancer un deuxième appel d’offres afin de confier à des prestataires privés la conduite de ces véhicules et ce dans trois nouvelles régions : Bretagne, Pays de la Loire et Centre Val de Loire.

Cela concerne en tous 60 véhicules banalisés qui devraient circuler 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et bien entendu, à n’importe quelle heure.

Mais comment fonctionne ce dispositif ?

Le dispositif devrait être déployé sur tout type de réseau :

  • Autoroute
  • Routes nationales
  • Départementales
  • Agglomération

Et ce en fonction des choix de l’Etat et des critères d’accidentalité locale.

Les voitures radars privées ne flashent pas au sens propre de terme. Aucun éclair lumineux n’est en effet émis par le véhicule au moment de photographier les excès de vitesse. En revanche, un dispositif infrarouge reste nécessaire pour obtenir une image lisible qu’importe l’exposition lumineuse.

Ces voitures peuvent contrôler seulement les véhicules les dépassant ou venant dans le sens opposé, de nuit comme de jour.

Enfin, le conducteur n’a pas connaissance des infractions relevées et n’a pas accès aux données enregistrées. Celles-ci sont envoyées directement au CNT (centre national de traitement des infractions, à Rennes). Les policiers et gendarmes en charge de la verbalisation analysent les clichés et décident de l’envoi (ou non) d’un avis de contravention.

Des radars pas rentables ?

Le site spécialisé radars-auto.com parle même d’un flop pour les finances de l’Etat. Les recettes générées par les amendes ne seraient pas suffisantes pour couvrir les frais de fonctionnement de ces voitures, qui s’élèveraient à 3 millions d’euros environ, selon les calculs du site spécialisé.

Ce coût comprend notamment l’achat et l’entretien des véhicules, le carburant, l’installation de l’équipement nécessaire pour la verbalisation.

Mauvaise affaire ? Donnez-nous votre avis !

Laissez un commentaire